27.09.07

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Munitions: les soldats ne pourront plus les garder à la maison

SUISSE | 16h01 Les citoyens-soldats suisses ne pourront bientôt plus conserver leur munition militaire à la maison. Par 100 voix contre 72, le Conseil national a soutenu l'interdiction de principe votée par le Conseil des Etats.

DR

ATS | 27 Septembre 2007 | 16h01

Par 97 voix contre 76, le National a en revanche décidé de ne pas donner suite à une initiative parlementaire socialiste demandant qu'en sus des munitions, les fusils d'assaut et autres pistolets d'ordonnance ne puissent plus être conservés à la maison. Les Chambres ont à plusieurs reprises refusé une telle mesure.

Deux exceptions à l'interdiction sur les munitions sont prévues dans la motion de la Chambre des cantons. Les troupes de première intervention (quelque 2000 personnes) ne seront pas concernées, et le Conseil fédéral pourra revoir la donne en fonction de la situation en matière de sécurité. Selon la précision apportée par la commission du National, le gouvernement devrait faire le point au moins une fois par législature.

Dans la foulée, le National a pris acte de quatre pétitions sur le sujet des armes, sans leur donner suite. Il s'agit notamment de celle du magazine féminin "Annabelle", munie de 17'400 signatures, qui demande d'interdire les armes d'ordonnance à domicile et de créer un registre national des armes.

Une des pétitions émane d'un groupe en faveur d'un contrôle efficace des armes, et une autre, déposée lors de la session des jeunes 2006, exige l'interdiction des armes à feu dans les ménages privés. La quatrième va dans le sens inverse: déposée par le journaliste Frank Leutenegger, elle défend le droit de posséder des armes.

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Comuniqué de la Ville de Lausanne

Communiqué

renseignements Pour tout renseignement complémentaire, prendre contact avec:
  • Marc Vuilleumier, directeur de la sécurité publique et des sports, tél. 021 315 32 01

20.09.07

réaction de la presse Vaudoise a la manif anti Blocher

Vaud

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Tolérance zéro pour les casseurs

EMEUTES | 01h31 Après le passage des casseurs, les socialistes lausannois rejettent la faute sur les médias. Des voix s'élèvent cependant chez les roses pour dénoncer les élus, notamment municipaux, qui ont réussi à faire du passage au Comptoir de Christoph Blocher un événement.

dr | MANIFESTATION: L'organisateur du défilé, Jean-Michel Dolivo, regrette surtout que les caméras se soient braquées sur les casseurs, et pas sur les 1500 personnes qui ont marché dans le calme. LAUSANNE, LE 18 SEPTEMBRE 2007

MEHDI-STÉPHANE PRIN | 20 Septembre 2007 | 01h31

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«Avec la venue de Christoph Blocher au Comptoir, des gens se sont laissés prendre dans un engrenage de surmédiatisation. Avec les déprédations de mardi soir, même si elles sont vraiment minimes par rapport au G8, l'image de la Municipalité sort légèrement affaiblie. On a eu l'impression qu'elle partait dans tous les sens.» Daniel Brélaz, syndic de Lausanne, est le seul dirigeant de la majorité rose, rouge verte à faire un début d'autocritique au lendemain de la manifestation qui a dégénéré en petite émeute urbaine. Les autres responsables politiques plaident non-coupable, tout en reconnaissant une certaine gueule de bois.

Le municipal socialiste Jean-Christophe Bourquin se défend d'avoir mis de l'huile sur le feu en publiant un communiqué pour expliquer pourquoi il n'irait pas serrer la main à Christoph Blocher: «Aujourd'hui, je ne regrette rien. En revanche, je ne trouve pas de mots assez durs pour dénoncer les crétins qui ont fait de la casse.»

Marc Vuilleumier réfute toute responsabilité

Durement mis en cause par la droite lausannoise pour avoir demandé à Christoph Blocher de ne pas venir à Lausanne, le municipal popiste de la Sécurité publique Marc Vuilleumier persiste et signe. «Ma modeste déclaration visait justement à éviter des troubles. Malheureusement, j'ai été devin. Mais Pascal Couchepin a été nettement plus dur que moi en traitant, pour ainsi dire, le conseiller fédéral de fasciste.» Le magistrat n'a cependant pas fini d'entendre parler de cette affaire, avec une interpellation urgente annoncée par la droite au Conseil communal.

De son côté, le président du Parti socialiste lausannois, Grégoire Junod, dénonce une surmédiatisation qui a augmenté la tension. «Ce sont les médias qui parlent depuis des semaines des risques de déprédations, s'indigne Grégoire Junod. A force de l'entendre, les casseurs sont venus mais après la fin du cortège.»

Même son de cloche du côté d'un des principaux organisateurs de la manifestation, Jean-Michel Dolivo, président du mouvement SolidaritéS. «Je regrette surtout que toutes les caméras se sont braquées sur les casseurs. Notre manifestation s'est parfaitement bien déroulée, et plus de 1500 Lausannois ont dénoncé dans le calme le racisme de l'UDC.» La manifestation ne comprenait cependant aucun véritable service d'ordre, comme le regrettent quelques militants chevronnés du POP.

Eteindre la polémique

Plusieurs voix s'élèvent également chez les socialistes, et pas des moindres, pour dénoncer ceux qui ont voulu exploiter la venue de Christoph Blocher à des fins électorales. Pas question cependant pour ces élus de sortir de leur anonymat, pour éviter de créer une nouvelle polémique au sein de la gauche lausannoise à quelques semaines des élections fédérale. Une dizaine d'entre eux, dont l'ancien municipal Jean-Jacques Schilt, a d'ailleurs participé mardi à la journée officielle du Comptoir.

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